Réaction suite à la démission de Xavier Emmanuelli, président du Samu Social de Paris

Publié le par Site du Mouvement Démocrate de l'Aube

L’œuvre d’une vie

C’est la mort dans l’âme, on l’imagine, que Xavier Emmanuelli quitte la présidence du SAMU social. Chacun connait l’engagement de ce docteur en médecine spécialisé en anesthésie-réanimation qui a consacré sa vie à l’humanitaire et à l’urgence sociale. Le Samu social était d’ailleurs son bébé car c’est avec l’aide de J Chirac qu’il a créé en 1993 les premières « équipes mobiles d’aides » du samu social de Paris. Depuis plusieurs mois, avec d’autres, il a en vain tiré la sonnette d’alarme devant le désengagement financier progressif de l’Etat.

 

Le désengagement de l’Etat

Pour cette année, l’aide de l’Etat est amputée de 25 %. Cela entraine la suppression du service d’accueil pour les femmes après la fermeture de 5 000 places d’hébergements. La grosse goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

Alors la question est de savoir si en supprimant ces places, on supprime en même temps les besoins ? Des préoccupations concrètes d’hommes, de femmes et d’enfants qui en 2011 en France n’ont pas de toit. Bien évidemment non ! Au contraire avec la crise que nous connaissons et qui contrairement aux annonces péremptoires du gouvernement est malheureusement loin d’être terminée.

Après la crise bancaire, la crise économique, sociale, morale apparait aujourd’hui au grand jour la crise de l’Euro. En effet, ne nous y trompons pas, les difficultés de la Grèce mettent en lumière le problème des pays qui ont l’euro en commun, c'est-à-dire l’Europe toute entière. La zone euro doit donc être solidaire, ni les uns ni les autres n’ont intérêt à faire cavalier seul.

 

Besoin de vérité, de justice et d’équité

La France avec près de 5 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec un chômage chronique, avec un déficit commercial de 7,5 milliards pour le seul mois de juin, avec une dette de 1 700 milliards a pu se permettre de continuer à faire des cadeaux fiscaux dont le bouclier fiscal n’était que la partie visible de l’iceberg.

Lorsqu’un pays doit faire face à des circonstances difficiles le devoir et la responsabilité du gouvernement est de maitriser ses dépenses mais aussi et surtout de maintenir ses recettes, notamment les recettes fiscales. Et comme si cela ne suffisait pas, comble de l’ironie, il a voulu attribuer une prime supplémentaire aux sénateurs. Il a du y renoncer face à l’opposition des élus centristes qui ont dénoncé cette mesure.

C’est bien dans ce contexte là que le gouvernement porte un nouveau coup aux plus démunis.

Nous n’oublions pas que le candidat Sarkozy, en 2007, en pleine campagne électorale, la main sur le cœur avait promis que sous deux ans, il n’y aurait plus un sans abris en France.

Nous aurions souhaité une autre issue à ce reniement de plus. Alors simplement, au travers de monsieur Xavier Emmanuelli, nous disons merci, à toutes celles et à tous ceux qui chaque jour dans leur métier ou bénévolement accompagnent les plus démunis.

 

 

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