Présidentielle / Philippe Adnot s'engage en faveur de François Bayrou

Publié le par Site du Mouvement Démocrate de l'Aube

Philippe Adnot :

Philippe Adnot :


Le sénateur et président du conseil général confirme qu'il ne soutiendra pas Sarkozy. Il fait le choix de Bayrou, mais sans adhérer au MoDem

C'est un pavé dans la mare politique auboise. Jamais encarté jusqu'à ce jour, Philippe Adnot montre une nouvelle fois qu'il est libre de ses positions et de son vote en s'engageant en faveur de François Bayrou. Et il s'en explique.
Ce n'est un secret pour personne, Philippe Adnot n'a pas apprécié la réforme des collectivités territoriales menée par Nicolas Sarkozy. Voilà quelques mois, il en tirait la conclusion qu'il ne voterait pas en faveur de l'actuel chef de l'État lors de la prochaine élection présidentielle.
Aujourd'hui, il confirme ce choix et va au-delà en définissant précisément ses raisons. « Je n'ai pas apprécié ses méthodes de gouvernement, les nominations politiques à la tête de certaines chaînes de télévision, ou encore la récompense de la trahison avec Besson qui prend du galon alors qu'il était conseiller de Ségolène Royal. C'est insupportable. Je n'apprécie pas non plus que Fillon parle à juste titre de faillite de la France alors que Sarkozy refuse même de parler de rigueur », indique le président du conseil général.

« Le seul capable de rassembler »


S'agissant de la réforme des collectivités, il n'a pas aimé « la perte de l'autonomie fiscale et la mise en place des conseillers territoriaux ». Il n'a pas aimé, non plus, la réforme de l'intercommunalité « avec laquelle tout le monde doit passer sous la même toise. » Il n'apprécie pas non plus la remise en cause de la clause de compétence générale « sans laquelle on n'aurait jamais pu créer l'Université de technologie. » Enfin, Philippe Adnot critique une gestion qui a gonflé la dette de la France de 500 milliards en quatre ans « surtout destinés aux dépenses de fonctionnement », avec un RSA qui fait de nombreux Français « des assistés ».
Le président du conseil général ne conteste toutefois pas tout le bilan de Nicolas Sarkozy et reconnaît que la réforme universitaire était fondée, tout comme celle des retraites.

« Une analyse lucide »


Une fois tout cela énoncé, Philippe Adnot a commencé une démarche d'élimination. « Je pense que Villepin, Dupont-Aignan et Morin n'iront pas jusqu'au bout de leur démarche », confie-t-il. Alors qui ? Pas question pour lui de voter pour Marine Le Pen ni pour François Hollande. Et, dans la mesure où il rejette un vote pro-Sarkozy, il reste François Bayrou.
Sauf que ce qui pourrait apparaître comme un vote par défaut est devenu un vote d'adhésion. « Bayrou est aujourd'hui le seul capable de rassembler autour de bonnes idées. La situation nationale mérite des efforts et un consensus qui dépassent tous les clivages actuels. Il faut mettre les positions partisanes de côté », affirme le président du conseil général qui ne se dit pas pour autant centriste, et qui n'a pas non plus la volonté d'adhérer au MoDem.
Pour en avoir le cœur net, il a rencontré François Bayrou mercredi dernier durant une heure. Et il a échangé avec un candidat « qui a une analyse lucide de la situation économique et de notre endettement. »
Philippe Adnot ne votera donc pas comme François Baroin, « ce qui ne nous empêchera pas de continuer à travailler ensemble. »
Quant au reste, autrement dit les législatives, il souligne qu'il soutiendra Jean-Claude Mathis et François Baroin… mais pas Nicolas Dhuicq.

 

presaube

 

Jean-François LAVILLE - L'est Eclair du 31 janvier 2012

Commenter cet article