Pascal Landréat aux législatives - Libération champagne 6/2/12

Publié le par Site du Mouvement Démocrate de l'Aube

Pont-Sainte-Marie - Le maire de Pont-Sainte-Marie se présente pour la première fois aux législatives. Il se positionne comme un élu « viscéralement centriste » Jorge D'HULST

À 47 ans, Pascal Landréat s'engage dans un nouveau challenge : devenir député du MoDem. Le maire de Pont-Sainte-Marie est le premier candidat investi dans le département par le parti de François Bayrou (Libé de samedi). Il se présente sur la première circonscription, la plus vaste géographiquement puisqu'elle s'étend de Plancy-l'Abbaye à Bar-sur-Aube. « Mais je ne serai pas le seul en lice. Nous aurons un candidat aussi dans chacune des deux autres circonscriptions », révèle-t-il.
Qu'il soit le premier désigné ne saurait surprendre. Président départemental du MoDem, il en est la figure de proue depuis sa création en 2007. Il y a cinq ans, il ne s'était pas présenté aux législatives. François Bayrou n'avait pas encore quitté l'UDF pour former le MoDem. L'UDF avait alors désigné sur ce secteur Marc Sebeyran.
Il ne pense pas que, cette fois, le premier adjoint de Troyes, passé au Nouveau centre, sera candidat. De toute façon, lui et Marc Sebeyran n'ont plus aujourd'hui le même positionnement politique. « Je suis viscéralement centriste », déclare Pascal Landréat. Alors qu'il considère le Nouveau Centre comme un « supplétif de l'UMP. Moi je n'ai pas peur de discuter avec un élu de gauche comme quelqu'un situé à droite ». Le maire de Pont-Sainte-Marie considère que « les temps ont changé. Les gens sont de plus en plus nombreux à estimer qu'aucun parti ne détient la vérité à lui tout seul ».
Politiquement, Pascal Landréat se déclare pour l'économie de marché. « car elle est créatrice de richesses ». Mais, ajoute-t-il aussitôt, « l'argent ne doit pas être une fin en soi ». Ce qui le différencie, remarque-t-il, d'une partie de la droite. « À côté, il y a nécessité de mener une politique sociale pour ceux qui sont plus vulnérables ».
Un autre point lui est aussi cher : la nécessité d'avoir un état impartial. Il considère « que lorsque l'on regarde les cinq-dix dernières années cela n'a pas été le cas ». Il a été marqué par la nomination du patron de France Télévision par le gouvernement, puis par l'affaire Tapie. « Christine Lagarde n'avait pas à intervenir. Elle devait laisser faire la Justice ». Et enfin par la volonté qu'a eue Nicolas Sarkozy de nommer son fils président de l'Epad.
Ce qui est vrai nationalement, doit l'être aussi localement. Pascal Landréat a été choqué qu'un député aubois dise aux salariés de Sodimédical « vous devez négocier alors que les décisions de justice sont en leur faveur. Un élu doit demeurer impartial. La justice doit être respectée aussi par les puissants. Personne ne doit se considérer au-dessus d'elle ».
Dans cette campagne des législatives, il considère « avoir toutes ses chances ». Il a décidé de mener campagne dès maintenant « car la présidentielle et les législatives sont étroitement liées ». Bien sûr, tout va dépendre du score que réalisera François Bayrou. « Mais cette première circonscription a été longtemps centriste avec Pierre Micaux », relève-t-il. Alors que le député sortant, Nicolas Dhuicq, fait partie de la droite populaire, l'aile la plus à droite de l'UMP.
D'autre part, Philippe Adnot vient de prendre position en faveur de François Bayrou. « Lorsque l'on connaît sa sature… ». Et comme le hasard fait parfois bien les choses, le canton de Méry, où vit le président du conseil général, a été rattaché pour ces législatives à la première circonscription.

 

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