Landréat dans l'Est Eclair : "Bayrou, seul capable de rassembler"

Publié le par Site du Mouvement Démocrate de l'Aube

Présidentielle - Pascal Landréat, président du MoDem Aube, explique les raisons de son soutien à François Bayrou

Quel pourrait être l'élément déclencheur pour qu'un électeur se décide à voter en faveur de François Bayrou ? Pascal Landréat, le président du MoDem Aube, est formel : « François Bayrou est le seul à pouvoir rassembler des personnes venant d'horizons différents, hors des clivages. Des gens capables de se retrouver sur un projet commun, un projet humaniste, équilibré et social ».
Le maire de Pont-Sainte-Marie note d'ailleurs que les Français lui reconnaissent son indépendance et sa liberté. « Je ne crois pas au sauveur, mais je suis convaincu que Bayrou a la stature et l'épaisseur d'un chef d'État, avec cette volonté non pas de heurter mais de rassembler ».
Et c'est justement cette capacité à rassembler que Pascal Landréat ne retrouve pas chez Nicolas Sarkozy. « Il manque dans notre pays une volonté de dialogue permettant d'élaborer un véritable contrat social. Je ne suis pas favorable à la cogestion, mais il est temps de travailler ensemble afin d'aboutir à des compromis », note l'élu centriste.
Son regard sur le quinquennat qui s'achève est plutôt négatif. Certes, il reconnaît que la crise est venue perturber le programme de Sarkozy. « C'était vrai en 2008, mais en 2010 on n'a rien fait pour développer une économie plus véloce. On a laissé filer les déficits et l'endettement. En réalité, c'est la responsabilité cumulée des gouvernements successifs depuis trente ans », convient Pascal Landréat.
Il constate et regrette « une perte de confiance, un délitement des valeurs et une désacralisation de la fonction de président de la République ». Il reconnaît en revanche le bien fondé de la loi sur l'autonomie des universités et sur les retraites.


De la droite républicaine à la gauche moderne


Mais il en appelle à « un langage de vérité », convaincu que les Français « sont prêts à l'entendre ». Prêts également à un gouvernement enraciné au centre. « Un gouvernement qui irait de la droite républicaine à la gauche moderne avec des gaullistes sociaux, avec une gauche qui n'est plus celle de 1981 et qui aura accepté l'économie de marché, loin de l'idée que l'État résoudra tout ». Ses priorités pour un prochain quinquennat ? Régler la question de la dette, redonner à l'éducation une place centrale, rendre la fiscalité plus équitable et arrêter de montrer du doigt les collectivités locales. Et surtout, agir sur l'emploi. « Les gens ont peur pour leur emploi et pour l'emploi de leurs enfants. Je ressens actuellement une grande inquiétude ». Inquiétude notamment au sein de la classe moyenne laquelle, assure Pascal Landréat, « ne sera pas touchée par les mesures envisagées par François Bayrou ».

 

Jean-François LAVILLE

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