Elections régionales 2010 - article de Libération Champagne du 6 mars

Publié le par Site du Mouvement Démocrate de l'Aube

Bayrou : « ce qui se passe en Grèce nous pend au nez »

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Le président du MoDem était hier dans l'Aube pour les régionales.Mais il a également parlé de politique nationale.

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Et si on allait le voir ce moulin ?
Dans le programme de François Bayrou, la visite du moulin de Dosches n'était pas prévue au départ. Le déplacement du président du MoDem dans l'Aube devait se limiter à une découverte des Charpentiers de Troyes.
Cette entreprise, installée à Courteranges, a été fondée par Erwin Schriever dont l'épouse Évelyne figure en troisième position de la liste du MoDem dans le département. Mais le charpentier et son associé Frédéric Gateau ont parlé avant tellement de passion de leur métier et de leurs réalisations qu'ils ont donné envie à François Bayrou de se rendre sur place. Et de découvrir ce moulin à vent qui a été reconstitué de toutes pièces par le charpentier sur le balcon du lac de la forêt d'Orient (voir ci-dessous).
À neuf jours du premier tour des régionales, c'est un président du MoDem pas du tout stressé qui est venu soutenir dans l'Aube sa tête de liste régionale, Marie Grafteaux-Paillard et ses colistiers. Pourtant les sondages ne donnent pas à l'ancien candidat à la présidence de la République de quoi se réjouir. Ils ne créditent le MoDem que de 5 % des intentions de vote. Pourcentage qui tombe même à 4 % en Champagne Ardenne.
Mais François Bayrou estime « que les choses vont encore bouger dans les derniers jours » et il espère « que

ce sera dans le bon sens ».
À 58 ans, il a déjà plusieurs campagnes électorales à son actif et, fort de cette expérience, il rappelle que « les élections se jouent dans les dernières 48 heures ». C'est la raison pour laquelle il a choisi de faire campagne sans paniquer, se permettant même de modifier son programme pour aller voir ce moulin. Et pas seulement de l'extérieur. Il a poussé la queue en bois permettant de le faire pivoter sur son axe pour que ses ailes attrapent le vent, grimpé l'escalier qui mène aux meules en pierre qui écrasent le grain. Comme sa venue n'était pas prévue, malheureusement, il n'y en avait à pas à moudre. Que cela ne tienne. « Je reviendrai un jour qu'il sera en activité », a-t-il promis.
Avant de voir ce moulin, il a pris le temps de discuter avec les journalistes. Et pas seulement des régionales. Il s'est souvenu de l'époque où il faisait campagne pour une autre élection, celle pour l'Élysée. « Le déficit de la France était alors de 38 milliards d'euros par an. Ce qui n'était déjà pas rien. Il sera en 2010 et, toujours sur une année de 150 milliards d'euros. Soit une augmentation de 350 % », remarque-t-il.
Le président du Mouvement Démocrate « ne veut pas faire peur » à la veille de ces régionales. Mais il ne peut s'empêcher de remarquer « que ce qui se passe en Grèce nous pend au nez».

Intrigué par l'histoire du moulin à vent de Dosches

Généralement, les déplacements des leaders politiques, en campagne, sont minutés. François Bayrou a fait exception hier en modifiant le sien et en allant voir le moulin à vent de Dosches.
Le député des Pyrénées-Atlantiques a été très intrigué par cette reconstruction. Il a posé de multiples questions à Erwin Schriever, le président de l'association des moulins à vent champenois. Cependant lorsqu'il a appris que le charpentier est originaire de Hollande, il n'a pas été surpris que cet enfant du pays des moulins ait voulu en reconstituer sur ses terres d'adoption.
Ce moulin n'est pas la réplique exacte de ceux qui se dressaient autrefois sur les hauteurs de Dosches. Il n'en subsiste ni photo, ni dessin, ni aquarelle. « Pour le dessiner, je me suis inspiré des moulins qui ont existé à Ville-sur-Terre et à Origny-le-Sec », a expliqué Erwin Schriever à François Bayrou. « J'ai aussi visité des dizaines de moulins ».
Construit entre 2004 et 2006, ce moulin de Dosches est aussi le résultat d'une formidable aventure humaine. Dans le cadre de chantiers d'insertion, 150 jeunes ont débité les bois en atelier, les ont assemblés sur place puis les ont remontés sur le site.
Inauguré il y a trois ans, ce moulin est devenu une des curiosités de l'Aube. Il a reçu l'an passé la visite de 12 000 personnes dont la moitié a mis quatre euros pour pénétrer à l'intérieur. Et il commence à générer de l'activité à côté. Une société de calèches promène les visiteurs lors de ses heures d'ouverture (1) et Erwin Schriever a révélé qu'un restaurateur projette de s'installer à côté.
Il faut dire que le moulin ne se dresse plus en solitaire sur le site. Une grange démontée à Lusigny est venue l'étoffer ainsi qu'un four à pain. Évelyne Schriever achève d'autre part la création d'un jardin médiéval, lequel sera composé de plantes médicinales ainsi que d'un jardin des délices. « Ce sera un lieu de repos principalement fleuri de roses et de fleurs », explique l'épouse du charpentier.

(1) ouvert toute l'année le 4e dimanche du mois de 14 h à 18 h et d'avril à octobre le lundi, mercredi aux mêmes heures



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